Les enfants apprennent ce qu’ils vivent

Par Dorothy Law Nolte [Traduction libre]
  • L’enfant entouré de critiques apprend à condamner.
  • L’enfant entouré d’hostilité apprend à se battre.
  • L’enfant entouré de peur apprend à être craintif.
  • L’enfant entouré de pitié apprend à s’apitoyer sur lui-même.
  • L’enfant entouré de ridicule apprend à se sentir gêné.
  • L’enfant entouré de jalousie apprend à se sentir envieux.
  • L’enfant entouré de honte apprend à se sentir coupable.
  • L’enfant entouré de soutien apprend à avoir confiance.
  • L’enfant entouré de tolérance apprend à être patient.
  • L’enfant entouré d’éloges apprend à apprécier.
  • L’enfant entouré d’acceptation apprend à aimer.
  • L’enfant entouré d’approbation apprend à s’aimer.
  • L’enfant entouré de reconnaissance apprend qu’il est bon de se fixer un objectif.
  • L’enfant entouré de partage apprend à être généreux.
  • L’enfant entouré d’honnêteté apprend à être sincère.
  • L’enfant entouré de justice apprend à être juste.
  • L’enfant entouré de bonté et de bienveillance apprend à être respectueux.
  • L’enfant entouré de sécurité apprend à avoir confiance en lui-même et dans les autres.
  • L’enfant entouré d’amitié apprend que le monde est un endroit où il fait bon vivre.

Les effets que ressentent les enfants qui sont témoins de violence au foyer

RÉALITÉS :

  • Les jeunes enfants sont tout aussi affectés par la violence que les enfants plus âgés.
    Ils peuvent décrire en détail les incidents violents dont ils ont été témoins.
  • Tous les enfants qui sont témoins de violence souffrent sur le plan du développement affectif et comportemental.
  • Ils manquent d’estime de soi.
  • Ils éprouvent impuissance, désespoir et dépression.
  • Les enfants de foyers violents finissent par croire que la violence est un moyen efficace de résoudre des problèmes et qu’elle entraîne peu de conséquences.
  • Les effets particuliers comprennent l’anxiété, les troubles du sommeil, la colère, le stress, la confusion, la solitude, la culpabilité, la tristesse, la honte, l’énurésie, les accès de colère, la destruction, la malhonnêteté, ainsi de suite.
  • Les enfants qui grandissent dans un foyer violent finissent souvent, à l’âge adulte, par être eux mêmes victimes de violence ou agresseurs!

Comment pouvez-vous aider un enfant qui a été témoin de violence au foyer ou de violence familiale?

  • Donnez-lui l’occasion de raconter son histoire.
  • Croyez ce qu’il vous dit.
  • Orientez-le vers un service de soutien offert dans la région.
  • Assurez-vous qu’il sait se protéger sur les plans affectif et physique en s’exerçant à exécuter un plan de secours.
  • Dites-lui qu’aucun type de violence ou d’agression n’est acceptable.
  • Si vous avez des questions à ce sujet, veuillez téléphoner à la travailleuse de soutien auprès des enfants du Centre de ressources familiales Pavilion.

Conseils de base à donner à vos enfants en matière de sécurité

Apprendre leur nom et leur adresse par cœur, y compris la ville, la province et le comté.

Savoir utiliser un téléphone à clavier et un téléphone à cadran pour faire des appels d’urgence, locaux et interurbains et pour joindre une téléphoniste.

Vous aviser ou aviser un voisin dès qu’ils rentrent à la maison.

Ne jamais entrer dans la maison s’ils remarquent qu’une porte est entrouverte ou qu’une fenêtre est cassée.

Apprendre comment fonctionnent les serrures et les loquets sur les fenêtres et les verrouiller quand ils sont seuls à la maison.

Apprendre à activer et à désactiver le système d’alarme ainsi que votre mot de passe.

Ne pas entrer chez quelqu’un sans avoir reçu votre permission.

Ne jamais partir avec un autre adulte, même si celui ci prétend que c’est vous qui l’avez envoyé. Inventez un mot code familial à utiliser si vous devez demander à un tiers d’aller chercher vos enfants.

Éviter de marcher ou de jouer tout seul.

Apprendre qu’un étranger, c’est une personne que ni vous ni eux ne connaissez très bien.

Apprendre à se précipiter à l’endroit public le plus proche ou chez un voisin s’ils se font suivre par une personne à pied ou dans une voiture.

L’agression entre les parents et ses effets sur les enfants

Les sentiments qu’éprouvent les enfants quand un parent maltraite l’autre.

Impuissants

parce qu’ils ne peuvent pas mettre fin à la violence.

Coupables

du fait qu’ils croient, pour une raison quelconque, que la violence est de leur faute.

En colère

contre leur mère, croyant que c’est de sa faute.

En colère

contre leur père parce qu’il maltraite leur mère.

Sans recours

parce qu’ils veulent résoudre le problème, mais ils finissent par se faire blesser chaque fois qu’ils interviennent.

Confus

parce que les parents peuvent les inciter à choisir un camp.

Craignent

pour leur sécurité et pour celle des autres membres de la famille.

Isolés ou inquiets

se trouvant toutes sortes de prétextes pour ne pas rentrer chez eux.

Malhonnêtes et embarrassés

parce qu’ils inventent toutes sortes d’histoires pour expliquer à leur famille et à leurs amis les bleus qu’a leur mère.

Dépassés par la situation

ce qui peut nuire à leur rendement scolaire et les entraîner à s’isoler de leurs amis.

Comprendre pourquoi maman reste

  • Même si la relation est marquée de périodes difficiles et d’incidents violents, il y a aussi des moments chaleureux et agréables.
  • Elle croit probablement qu’elle doit rester mariée avec son époux jusqu’à ce que « la mort les sépare ».
  • Elle croit probablement que la violence cessera si elle obéit comme une bonne épouse se doit de le faire.
  • Son mari l’isole de sa famille et de ses amis, lui disant qu’elle n’a besoin de personne d’autre que lui, et elle s’isole parce qu’elle a honte de ses bleus et de ses lacérations.
  • Elle a peur.
  • Elle craint que si elle part, l’agresseur la trouvera et lui fera encore plus mal;
    – elle ne pourra pas subvenir à ses besoins ni à ceux de ses enfants;
    – son mari pourrait avoir la garde des enfants parce qu’il a plus d’argent qu’elle et il peut se permettre un meilleur avocat.